Leçon d’étymologie

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Si vous observez une poule vous serez devant un puissant dictionnaire à la page qui définit le mot mère poule.

Une mère poule couve ses œufs sous ses amples basques sans quitter le nid durant trois semaines, excepté dans de rares expéditions en quête d’eau et de nourriture.

Une fois éclos, les poussins restent sous la mère le temps de s’adapter à la température ambiante.

La mère double de volume à l’approche d’un intrus en gonflant toutes ses plumes et ne quitte ses petits sous aucun prétexte.

Elle habitue graduellement ses poussins à leur nouvel univers.

Elle leur montre ce qui est comestible et comment chercher en grattant avec leurs minuscules pattes avant de picorer le mets convoité. Elle fait semblant d’avaler, mais en fait elle recrache la nourriture trouvée pour la leur laisser.  Elle permet à ses poussins de s’éloigner d’elle, mais quand elle tombe sur quelque chose de bon à manger elle émet un cri particulier et les voilà qui accourent à son appel.  Un autre cri avertit d’un danger potentiel.  Si je m’accordais assez de temps je crois que je pourrais comptabiliser les différents cris de poules et j’en trouverais peut-être autant que chez les Inuits lorsqu’ils décrivent la neige.

J’avais un caneton qui a été couvé par une poule.  Je rigolais chaque fois que je voyais le petit volatile picorer comme sa mère de substitution.  Quand le caneton a voulu se jeter dans l’eau quelle a été la frayeur de sa mère poule.

A l’heure où j’écris, l’éducation des poussins n’est pas achevée, ils doivent encore apprendre comment faire un nid de poule dans la terre pour faire des bains de poussière afin de se débarrasser de la vermine.

Est-ce qu’ils apprendront comment se défendre contre une buse ou une pie ?  Je ne crois pas.  J’ai déjà perdu trois poussins dans le passé, volés par des rapaces. Il y a un autre  que j’ai retrouvé mort avec des traces de crocs.

Il faudrait probablement rajouter le self défense à leur formation.

Ou alors est-ce  peut-être une leçon de vie, toutes ces pertes?

Cerises sauvages

cerises sauvages

cerises sauvages

J’ai envie de vous communiquer mon désir grandissant de connaître les plantes sauvages comestibles.

Le cerisier sauvage donne des fruits acides, ainsi que le précieux bois de merisier, sans parler de l’œuvre d’art qu’est son tronc strié dans des tons subtils et de toutes couleurs. Les vieux sujets aux troncs creux abritent oiseaux et insectes, et les branches mortes rassemblées par terre transformeraient un sol ingrat en humus noir en l’espace d’un an.

Le prunus fait l’objet d’un culte national et ancestral au Japon. Cela me fait très drôle de voir un peuple entier planter cet arbre pour pouvoir ensuite l’admirer en masse et dans une atmosphère de calme et presque de recueillement.

Louis Vuitton a sorti une ligne de maroquinerie célébrant la fameuse fleur de cerisier.  C’est une courageuse tentative qui stylise à la façon  sumi-e une belle réalité.

Quant à moi ici dans ma France profonde j’ai trouvé une autre utilisation pour cette famille d’arbres, et partage avec vous quelques photos.

extraction du jus du fruit

extraction du jus du fruit

un extracteur de jus

un extracteur de jus

Après avoir extrait le jus je le transforme en gelée et la mets en pot.  Sans stérilisation elle doit probablement être consommée sans trop attendre?

J’utilise 500 g de sucre par litre de jus. La gelée reste douce malgré le peu de sucre.  Elle peut être servie sans modération.

Bon appétit!

 

Coeur d’artichaut

C’est un moment béni qu’est ce mois de juin où les bourgeons apparaissent et éclosent.  L’artichaut se cueille au stade de bourgeon, c’est un mets prisé par beaucoup de français. Les français le consomment bouilli et l’effeuillent comme une marguerite. Arrivés à son coeur ils l’assaisonnent avec une vinaigrette. Je vous propose de le déguster frit.  Débarrassé  de ses pétales et de son foin il se tranche en fines lamelles, puis il est frit tout doucement dans un peu d’huile et enfin assaisonné de gros sel.  Un régal.

artichaut

artichaut

artichaut frit
artichaut frit

Gelée de baies de mahonia Charity

Bijou de l’hiver le mahonia  Charity nous enchante en pleine saison morte de fleurs jaunes soleil d’un parfum  entêtant plutôt inattendu au moment le plus froid de l’année.

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Plante commune des endroits publics résistante à tout même aux enfants le mahonia est aussi une plante nourricière.  Ses baies sont d’une belle couleur de raisin noir et son goût se situe, dirais-je, entre la mûre et la cerise sauvage.  Les baies sont là aux premiers jours de printemps où le jardinier pressé s’affaire dans son royaume le nez au sol.  Il suffirait de lever les yeux pour apercevoir ces baies obscures.  Le téméraire découvrira que les minuscule fruits désaltèrent comme une poire. Tentée par l’abondance des baies cette année (merci les pluies) je décide d’en faire de la gelée.

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Mission accomplie.  La gelée est succulente.

gelée de mahonia Charity

gelée de mahonia Charity

Maintenant, direction la voisine. Je lui en apporte un petit bocal. Elle est ma fidèle goûteuse, je suis sûre qu’elle approuvera.