Nouveau-né

C’est un moment mal choisi pour être immobilisé quand on prétend  faire du jardinage naturel. Me voici avec un pied en moins pour cause de chirurgie.

Quelle a été ma surprise de voir une voisine débarquer, celle qui s’occupe de mes volailles en mon absence, avec un petit paquet bien chaud dans le creux de ses deux mains.

Je vous laisse découvrir le cadeau, en espérant l’arrivée d’autres.

à 1 jour,  le 25 avril 2013

à 1 jour, le 25 avril 2013

Bonne journée!

Podcast

vaches landaises

vaches landaises

Il y a des podcasts très intéressants sur des sujets qui n’intéressent personne à priori.

Hier soir j’en ai écouté un sur le lait cru. Un bon lait cru recueilli avec soin et  donné par des vaches broutant de la prairie et non pas de l’herbe en monoculture, ou s’empiffrant de céréales dispensées par une machine, est un aliment qui voient ses microbes naturels et protecteurs détruits par la pasteurisation. Le test est simple, paraît-il.  Il s’agit de laisser un bol de lait cru naturel et un bol de lait industriel pasteurisé à l’air libre pendant une semaine. Le lait cru donne du lait fermenté et du petit lait tous deux buvables et mangeables, alors que le lait pasteurisé donne un liquide acide et acre. La pasteurisation tue deux sortes de microbes présents dans le lait cru capables de lutter contre la bactérie listeria. Un bon lait cru se garde dans son contenant non ouvert pendant deux semaines au frais. Étonnant. J’ignorais tout cela.

Il y a aussi parfois des fruits et des légumes qui sont dans nos frigos qui restent frais comme au premier jour après des longs et même parfois très longs séjours en bac. Eh bien il paraît que même les microbes et les petites bêtes face à ces super aliments les ignorent, en si disant : ce n’est pas de la nourriture.

Bon appetit.

La boîte de Pandore

Durant mon court séjour en terre sud-africaine j’ai remarqué une chose sans vraiment la remarquer à ce moment-là, tant elle était omniprésente.
C’est toujours pareil. Quand on a perdu une chose on essaie de courir après son souvenir. Maintenant je me trouve à plus de dix mille kilomètres de cette terre-là. Je vois toujours sa couleur comme je me souviens de celle d’une forêt de hêtres et de sapins au Luxembourg ou celle d’un sol de pinède comme il s’en trouve dans les Landes en France où j’habite. Il me semble que la première est d’un gris plus foncé que la dernière. Quant à celle de la Laponie suèdoise, si mes souvenirs sont fiables la couleur est d’un gris perle très sablonneux, sans contenir – me semble-t-il – beaucoup de matière organique.

En fait je ne les ai jamais observées de façon intentionnelle ou ordonnée. Comme je l’ai dit plus haut, quand on n’a plus une chose devant les yeux on court après son souvenir.

Dans un film hollywoodien dont le producteur et acteur principal est Kevin Costner des camps rivaux voguant sur des mers s’entre-tuent pour un demi-bocal de terre. Imaginez une mer où il n’y a pas de plage où s’échouer, juste une étendue infinie d’eau salée… Je ne parle même pas d’absence de cocotiers ou de hamacs. Une plage où débarquer, c’est tout. Deux décennies après la sortie du film, science fiction reflète l’actualité. Des pays se disputent de la terre. Le pétrole c’est bien, mais ce n’est pas comestible. Une chance pour ces pays désertiques que l’argent puisse encore tout acheter…aujourd’hui.

Un proverbe indien dit que quand l’eau, la terre, et l’air seront pollués on pourra toujours essayer de manger son argent. Je ne suis ni sage ni prophète, mais je sais que le bien le plus précieux sur terre est notre terre. La porte que je viens d’enfoncer peut sembler grand ouverte à vos yeux, mais en réalité, concrètement, dans la vie quotidienne, elle est bel et bien fermée. Nous sommes fiers de nos convictions, mais nos actes reflètent-ils nos croyances? Par exemple, je prends la voiture pour faire une petite course sous prétexte qu’il fait trop chaud ou trop froid pour y aller à pied. Je me laisse tenter par des fruits qui viennent de très loin. Bref je suis une consommatrice ordinaire.

De manière générale nous nous plaignons de la hausse des prix. Le porte-monnaie est  touché. La situation est désagréable. Or, à quoi bon ronchonner ? Ne devons-nous pas plutôt nous arrêter sur nos pas et réfléchir sur un plan à très long terme et non pas quinquennal ou même décennal? Imaginons un monde sans pétrole alors que jusqu’à présent on consomme ce qu’il y a.

Nous pourrons prendre l’exemple de la consommation en France de l’énergie fossile.  Une politique qui consiste à hausser le TIPP est une politique faible! C’est un pis-aller.  Il agrandit le clivage entre personnes avec et personnes sans grand pouvoir d’achat. Il crée un groupe de consommateurs mécontents.  Il réprime et étouffe au lieu de montrer une autre façon de vivre équivalent ou bien supérieur en qualité à la vie que nous avons à présent.

Or, avec cette hausse du prix du pétrole on voit pulluler des idées parfois bonnes parfois mauvaises. En tout cas ce sont souvent des propositions qui visent à faire oublier le fait que bientôt il n’y aura plus de pétrole.

Pourquoi se voiler la face?  Il y avait un avant pétrole, il y aura un après.

Pourtant, la solution n’est pas de trouver des énergies de substitution. C’est une grosse erreur et nos dirigeants foncent dedans la tête la première.

A côté de chez moi se trouve un terrain d’aviation.  Sur ce terrain est bâti un hangar. Il y a peu la toiture de ce hangar a été refaite et des panneaux solaires recouvrent maintenant toute sa surface. Paraît-il que l’électricité ainsi produite est revendue  pour un prix supérieur à celui de l’achat.  Est-ce que nos grandes écoles forment des cerveaux éponges qui absorbent beaucoup, mais se trouvent tellement pris par la tâche qu’ils y oublient de réfléchir ? Je ne le pense pas, mais il est plus facile de réfléchir sur comment faire que sur comment faire autrement.  Cela me rappelle l’histoire de la vieille dame un soir de Noël qui met du sel dans son café. Toute la famille propose sa solution miracle afin d’enlever le goût du sel. Le plus petit membre de la famille dit avec sa voix d’enfant, « On fait un deuxième café ».

Je sais qu’il y a possibilité de vivre bien mieux que nous le faisons actuellement. Depuis toujours nous plaçons les français à droite ou à gauche d’une ligne imaginaire. Selon des périodes imaginaires entre deux élections un côté peut se trouver en haut ou en bas d’une balancelle toujours imaginaire.

Ils sont pris dans une sorte de jeu. Depuis que je regarde Questions au Parlement aucun interlocuteur ne m’a frappé comme étant supérieur à son voisin. Il me semble qu’ils veulent tous le pouvoir, et ils me semblent qu’une fois qu’ils l’ont eh bien leur motivation…me semble plutôt faible et floue.

Le pouvoir crée une sorte de dépendance : celle du pouvoir. Ont-ils seulement jeté un regard sur leur terrain de jeu : le monde, les hommes, la nature ? Quelle désolation, quelle destruction. Ce n’est pas la splendeur des gratte-ciels ni les excursions lunaires qui feront oublier le désordre engendré en moins d’un siècle de vie moderne.

Prêche-je pour un retour vers le passé ? Non. En vrai c’est impossible. La boîte de Pandore est ouverte, Allons plutôt chercher cette petite voix au fond qui se nomme Espoir.

Belle sauvageonne

aspèrges et oeufs Profitant d’une fin d’après-midi calme je me suis promenée dans mon terrain, ce jardin de ville que mes accès de jardinage naturel ont transformé en savane ou jungle selon l’endroit où l’on se trouve.

Quelle surprise de trouver cette asperge sauvage dans les hautes herbes. Voici sa photo à côté d’oeufs de mes poules, et dans ma tête l’idée de faire une omelette.

L’asperge a fini mangée toute crue et il est vrai que le goût avait quelque chose de surprenant dans sa fraîcheur et sa primitivité.

Promenade à Eugénie les Bains

Le dernier jour de mars 2013 qui est aussi un dimanche de Pâques fût l’occasion d’une promenade dans l’établissement thermal d’Eugénie les Bains dans les Landes.

Entrée de l’établissement thermal  La ferme, le potager, le poulailler

Ci-dessus l’entrée de l’établissement et à droite la ferme derrière les thermes.

Le poulailler Pommiers en espalier

Une vue sur le poulailler traditionnel et les pommiers en espalier de la clôture autour du potager.

Parterre derrière la ferme Tulipes sous le poulailler

Ce parterre se trouve contre un mur de la ferme et les tulipes sont plantées sous le poulailler.

L’arbre qui cache la forêt

Un mot pour dire ma colère sur le silence des agneaux médiatiques face aux loups.

Tout se passe dans une lisière de forêt sombre.

La forêt c’est celle des molécules dont je n’ai pas la connaissance profonde primo parce que je n’ai pas l’habitude de décortiquer ce qui m’entoure et secundo parce que les choses invisibles attirent rarement mon attention.

Devant cette forêt se trouve un immense arbre que les medias ont longuement traité et cet arbre s’appelle glyphosate ou plus communément RoundUp qui est devenu presque un nom commun tellement les deux sont confondus.

Pour ma part je ne parle pas de ce molécule dans ce blog, car comme j’ai mentionné précédemment je ne suis pas un expert en la matière et puis je préfère penser –comme Masanobu Fukuoka a adopté comme démarche—à ce que je peux ne pas faire ou ne plus faire.

Vous pourriez me dire, alors c’est la décroissance ?  Non, ce n’est pas la décroissance dans le sens où ce n’est pas une régression, mais la recherche de LA façon de faire. C’est l’histoire de l’homme qui fait le tour du monde ou alors un long voyage comme Ulysse si vous voulez et au bout de ce long voyage il découvre que finalement le meilleur endroit du monde est chez lui. Je veux dire par là que parfois on se persuade qu’il y a forcément une amélioration à apporter et que les progrès en matière d’agriculture sont infinis et on alloue des ressources pour faire de la recherche et on mobilise d’immenses quantités de liquidités et de personnel pour quoi faire ?  Pour enfin comprendre que le protocole le plus sûr et le plus rentable est celui élaboré et gravé dans la pierre depuis le début des temps par la Nature.

Comment pourrait-il en être autrement ?

A entendre parler de RoundUp on cristallise tous les débats autour de la nocivité du glyphosate qui est le principal ingrédient vedette du RoundUp et –vous verrez plus loin—non pas le seul ou même le plus nocif. Je ne suis pas là pour exprimer un avis personnel parce que les avis personnels en matière de toxicité sont inutiles. C’est dans une obscure revue que j’ai lu un court article sur quelque chose de plus grave que le glyphosate.  Dans une cannette de cola c’est le sucre dissout dans le liquide qui est incriminé dans la chasse aux calories. Dans le RoundUp c’est le liquide de dilution et non pas le glyphosate qui est le voleur dans la nuit qui file sans faire de bruit noyé dans le tintamarre et qui en fin de compte se révèle plus pernicieux que le glyphosate, de par sa dangerosité intrinsèque et surtout à cause de son anonymat.

Les tests sont effectués sur ce glyphosate, principe actif du RoundUp, et les autorisations de mise sur le marché sont basés sur ces tests.  C’est un élément isolé apparemment non toxique, mais pour être disponible il est dilué dans une formulation contenant des éléments dite inertes.  Souvent ces derniers sont secrets ou en tout cas non mentionnés sur l’étiquette. Ce sont ces éléments qui entament la surface d’une plante pour faire pénétrer le désherbant à proprement parler.

Or, ces autres éléments passés sous silence apparaissent comme des nouveaux principes actifs de toxicité. Autrement dit on met la lumière sur un poison, on le sacrifie au bûcher des médias,  et les autres poisons possiblement plus coupables échappent à la justice.

C’est très malin. La forêt est cachée par l’arbre.

Je vous renvoie aux résultats de recherche à l’université de Caen.  Voici deux sites : www.criigen.org, et www.ensser.org.

Merci et à la prochaine.